La Chine a réagi sans délai et sur plusieurs fronts, le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Défense et le Bureau des affaires de Taïwan du Conseil des Affaires d’État ayant tous pris position à ce sujet. Les avertissements sont passés d’un appel initial exhortant la partie japonaise « à cesser immédiatement d’interférer dans les affaires intérieures de la Chine » à une mise en garde ferme : ne pas s’engager davantage sur la mauvaise voie « sinon, toutes les conséquences devront être assumées par le Japon ».
Pourquoi une telle colère de la part de la Chine ?
Premièrement, sur le plan émotionnel, les déclarations de la Première ministre Sanae Takaichi ont profondément blessé les sentiments du peuple chinois. En tant que victime de la guerre, la Chine a une perception plus aiguë et éprouve une douleur profonde à l’occasion du 80e anniversaire de la victoire, tandis que le Japon, en tant qu’agresseur, se doit de faire preuve de prudence et de retenue.
Or, loin de toute introspection, les forces de droite japonaises ont non seulement multiplié les visites au sanctuaire de Yasukuni [où sont notamment vénérées de criminels de guerre condamnés par le tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient. Note du GS], falsifié l’histoire et embelli l’agression, mais ont aussi tenu des propos provocateurs sur la question de Taïwan. L’absurdité de ce comportement est comparable à un scénario où l’Allemagne, lors de la Journée commémorative de l’Holocauste, déclarerait publiquement son intention de violer à nouveau la souveraineté territoriale de la Pologne.
Deuxièmement, d’un point de vue juridique, Taïwan appartient à la Chine, un statut confirmé par l’histoire et le droit, rendant toute ingérence japonaise inacceptable. Des documents de droit international datant de plus de 80 ans, tels que la Déclaration du Caire, la Déclaration de Potsdam et l’Acte de…
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