Nombreuses sont les spéculations qui circulent sur les possibles stratégies, ou l’absence de stratégies, de la part de l’hégémon impérial, les États-Unis, pour tenter de préserver leur domination mondiale. Depuis ceux qui affirment allègrement que dans son affrontement avec l’Iran – qui date de longtemps mais s’accentue maintenant – les États-Unis « ont déjà perdu la guerre », jusqu’à ceux qui nous parlent de l’hécatombe nucléaire qui planerait sur la formation perse et sur une bonne partie de l’Asie en général.
Pour faire une bonne analyse matérialiste dialectique, nous devons toujours aller au-delà du concret et du partiel, vers la conception ou le regard holistique, d’ensemble, de totalité. C’est la première chose. En outre, il est indispensable de laisser de côté toute personnification des relations sociales qui centre les analyses sur des individus ou des singularités politiques comme responsables des processus historiques. Il est encore plus nécessaire d’écarter les attributions du type « folie », « arrogance » ou « égotisme » pour rendre compte des décisions stratégiques et, en général, de la réalité historique.
Non. Les États-Unis ne se laissent pas entraîner dans des guerres par un génocidaire sioniste, ni une base militaro-politique comme l’entité sioniste occupante de la Palestine ne commande à la puissance impériale du système capitaliste simplement parce qu’il y aurait un supposé « fou » à la barre. La queue ne remue pas le chien, jamais. Ces types de pseudo-analyses ne font que distraire des raisons profondes de ce qui se passe, et ne sont donc ni matérialistes (ils ne vont pas à la racine matérielle des processus) ni dialectiques (ils ne conçoivent pas la réalité dans sa totalité ni les rétroactions socio-économico-écologiques de complexité, rétroversion, récursivité ou de différente qualité, entre autres, qui s’entrecroisent pour donner…
Auteur:

