Le jeûne affaiblit-il vos capacités mentales ? Nous avons analysé les données pour vous donner les meilleurs conseils

Le jeûne intermittent peut avoir des effets bénéfiques sur la santé, mais la faim affecte-t-elle nos capacités cognitives ? (Getty Images)

Vous avez déjà craint que le fait de sauter le petit-déjeuner puisse vous rendre confus au travail ? Ou que le jeûne intermittent vous rende irritable, distrait et moins productif ?

Les publicités pour les collations nous avertissent que « vous n’êtes pas vous-même lorsque vous avez faim », renforçant ainsi la croyance commune selon laquelle manger est essentiel pour garder notre cerveau en forme.

Ce message est profondément ancré dans notre culture. On nous dit que s’alimenter constamment est le secret pour rester alerte et efficace.

Pourtant, manger à des heures limitées et le jeûne intermittent sont devenus des pratiques de bien-être très populaires au cours de la dernière décennie. Des millions de personnes les pratiquent pour leurs bienfaits à long terme, allant de la gestion du poids à l’amélioration de la santé métabolique.

Cela soulève une question urgente : pouvons-nous profiter des bienfaits du jeûne pour la santé sans sacrifier notre acuité mentale ? Pour le savoir, nous avons mené l’étude la plus complète à ce jour sur les effets du jeûne sur les performances cognitives.

Pourquoi jeûner ?

Le jeûne n’est pas seulement une astuce diététique à la mode. Il fait appel à un système biologique perfectionné au fil des millénaires pour aider les humains à faire face à la pénurie.

Lorsque nous mangeons régulièrement, le cerveau fonctionne principalement grâce au glucose, stocké dans l’organisme sous forme de glycogène. Mais après environ 12 heures sans nourriture, ces réserves de glycogène s’épuisent.

À ce stade, le corps effectue un changement métabolique astucieux : il commence à décomposer les graisses en corps cétoniques (par exemple, l’acétoacétate et le bêta-hydroxybutyrate), qui constituent une source d’énergie…

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Auteur: David Moreau, Associate Professor of Psychology, University of Auckland, Waipapa Taumata Rau