En 2024 le “jour du dépassement” tombe le jeudi 1er août. Si c’est une occasion bienvenue de parler d’environnement, son calcul et ses implications font toujours débat. Dans cet article nous allons présenter plus en détail ce concept, son intérêt mais aussi ses limites.
Histoire et principe du jour du dépassement
Le jour du dépassement est une campagne de communication organisée par l’ONG Global Footprint Network depuis 2006. Ce jour représente le moment où la consommation annuelle de ressources renouvelables dépasse les capacités de la Terre à les régénérer, ce qui est le cas depuis les années 70.
Plus le jour arrive tôt et plus la planète est en “déficit écologique” et s’éloigne d’une perspective d’équilibre renouvelable. Après un recul en 2020 avec le Covid, le jour du dépassement continue d’avancer ces dernières années, à un rythme lent.
En pratique, ce jour est calculé en faisant la différence entre la capacité des milieux naturels, appelée biocapacité et son utilisation par l’humanité, à la fois par sa consommation directe et pour absorber ses déchets, appelée empreinte écologique.
La capacité de charge
Cet indicateur a été proposé dans les années 90 par Mathis Wackernagel et William Rees pour essayer de généraliser à l’humanité le concept de “capacité de charge” utilisé en écologie : si une population d’animaux dépasse la “capacité de charge” de son milieu alors il se dégrade et à terme la population va chuter.

Néanmoins, ce concept théorique ne s’applique directement qu’à des milieux fermés, stables et homogènes. En pratique, dans la plupart des milieux naturels c’est plus compliqué et l’application de la capacité de charge à l’humanité continue de faire débat.
Biocapacité et empreinte écologique sont calculées à partir de 1961, époque où l’humanité n’était pas encore…
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Auteur: Tribune

