Cette percée diplomatique intervient à un moment délicat pour l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Miné par les rivalités entre grandes puissances et paralysé à plusieurs reprises par l’usage du droit de veto, le Conseil peine à répondre aux crises majeures qui secouent la planète, de l’Ukraine à Gaza.
Aux côtés du Kirghizstan, l’Autriche, le Portugal, Trinité-et-Tobago et le Zimbabwe ont également été élus pour un mandat de deux ans, à compter du 1er janvier 2027.
Une percée diplomatique pour Bichkek
Le scrutin le plus disputé concernait le siège asiatique. Dès le premier tour, le Kirghizstan a pris l’avantage avec 105 voix contre 85 pour les Philippines. Son avance s’est ensuite progressivement consolidée jusqu’au quatrième tour, où il s’est imposé par 142 voix contre 49.
Pour Bichkek, l’élection marque une étape symbolique. Le pays n’avait jamais siégé au Conseil depuis son adhésion à l’ONU en 1992. Dans la salle de l’Assemblée générale, les diplomates kirghiz ont longuement célébré ce résultat avec leurs homologues venus les féliciter.
L’Autriche et le Portugal ont, quant à eux, remporté les deux sièges attribués au groupe des États d’Europe occidentale et autres États. Trinité-et-Tobago a obtenu le siège du groupe Amérique latine et Caraïbes, tandis que le Zimbabwe représentera le groupe africain.
La délégation du Zimbabwe célèbre son élection en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité.
Si l’élection des membres non permanents attire généralement moins l’attention que les crises débattues au Conseil, elle revêt cette année une portée particulière. Les dix membres élus ne disposent pas du droit de veto réservé aux cinq membres permanents – États-Unis, Russie, Chine, France et…
Auteur: Nations Unies FR

