Lait de vaches nourries aux herbes et au foin, le lait de foin est un nouveau label européen au nom trompeur, mais aux nombreux bienfaits pour l’environnement, le bien-être animal et la santé humaine.
Quiconque s’arrête au rayon produits laitiers d’un supermarché peut constater que de nombreux idéaux et ambitions sont désormais liés à ces aliments. L’idée d’authenticité, de local, de nature, la prise en compte du bien-être animal, la santé du consommateur émergent en effet de plus en plus, dans ce domaine de l’agroalimentaire tout particulièrement. L’offre est devenue ainsi variée et parfois un peu déroutante pour le consommateur.
On peut donc trouver du lait d’origine animale diverse, lait de vache, de brebis, de chèvre. On peut aussi acheter du lait cru (qui ne sera donc pas pasteurisé) du lait entier, demi-écrémé ou écrémé selon la teneur en matière grasse, du lait AOP (appellation d’origine protégée pour le terroir) ou encore du lait de montagne qui crée un imaginaire autour de la nature. Un temps les consommateurs ont également pu acheter des laits végétaux, à base de soja, d’avoine ou de riz. Mais le terme de lait n’est désormais plus autorisé, car il a été considéré comme trop ambigu et s’est donc vu interdit par l’Union européenne en juin 2017. Ces produits sont aujourd’hui vendus comme des boissons végétales.
Depuis peu, il est également possible d’acheter du lait de foin. Mais qu’est-ce donc que ce nouveau produit ? Est-il d’ailleurs si nouveau ?
Retour sur l’alimentation traditionnelle
Holapaco77, CC BY
Le lait de foin, traduction littérale de Heumilch, a fait son apparition en Autriche, dès 2009, pour désigner le lait provenant d’animaux nourris exclusivement d’herbe fraîche ou de foin. C’est aussi en Autriche qu’a été défini le cahier des…
Auteur: Anne Parizot, Professeur des universités en sciences de l’information et de la communication émérite, Université Bourgogne Europe

