Le lanceur d’alerte Julian Assange est libre

Le fondateur de WikiLeaks a plaidé coupable de « complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale », selon des documents judiciaires rendus publics dans la nuit de lundi 24 à mardi 25 juin. Cet accord met fin à une longue saga judiciaire et à un bras de fer qui opposait la sécurité nationale à la liberté de la presse.

C’est un soulagement pour le lanceur d’alerte de 52 ans – qui était accusé d’avoir publié des documents militaires et diplomatiques classifiés de 2009 à 2011. Il a été libéré sous caution par la Haute Cour de Londres et a été libéré à l’aéroport de Stansted dans l’après-midi, où il est monté à bord d’un avion et a quitté le Royaume-Uni.

Après plus de cinq ans dans une cellule de 2×3 mètres, isolé 23 heures sur 24, il retrouvera bientôt son épouse Stella Assange, et leurs enfants, qui n’ont connu leur père que derrière les barreaux.

« Nous remercions tous ceux qui nous ont soutenus, se sont battus pour nous et sont restés totalement engagés dans la lutte pour sa liberté. La liberté de Julian est notre liberté » a communiqué l’ONG WikiLeaks

Ce dénouement est le résultat d’une campagne mondiale qui a réuni des ONGs, des défenseurs de la liberté de la presse, des législateurs et des dirigeants de tout le spectre politique, jusqu’aux Nations Unies.

Cela a ouvert la voie à une longue période de négociations avec le ministère américain de la Justice, qui a abouti à cet accord qui n’a pas encore été formellement finalisé. L’audience aura lieu au tribunal fédéral des îles Mariannes, territoire américain du Pacifique, mercredi matin à 9 heures (heure locale) pour fixer la condamnation de Julian Assange.

Selon l’accord, Julian Assange devrait se voir infliger une peine d’emprisonnement de soixante-deux mois, ce qui correspond à la détention qu’il a déjà purgée, et quitter libre le tribunal, ce qui lui…

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Auteur: La Relève et La Peste