Le legs, matériau essentiel des Chantiers du cardinal

Dans la vie de Jacqueline (1), trois églises ont compté. Il y a eu Saint-Yves-des-Quatre-Routes, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), où elle a été baptisée et a effectué sa première communion dans son enfance. Puis l’église Saint-Antoine-de-Padoue, située près du périphérique dans le 15e arrondissement de Paris, où elle s’est mariée et a baptisé ses trois enfants. Et enfin, celle du Cœur-Eucharistique-de-Jésus dans le 20e arrondissement de la capitale, quartier où elle a pris sa retraite.

C’est par hasard que cette Parisienne a découvert que les trois édifices ont été bâtis par les Chantiers du cardinal. Donatrice depuis vingt ans auprès de cette association qui construit, rénove et embellit les églises d’Île-de-France, elle a donc décidé de leur léguer son patrimoine. « Une façon de leur dire merci et surtout, de les aider à continuer leur travail, même quand je ne serai plus là. »

Plus de 685 000 € de legs en 2024

En 2024, les Chantiers du cardinal ont bénéficié des legs de seize testateurs, pour un total de 685 219 € sur les 5 millions d’euros de budget de l’association. Ces héritages s’élèvent régulièrement à plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d’euros, comme celui d’un homme seul dont l’appartement des beaux quartiers parisiens valait plus de 400 000 €. Des sommes fondamentales pour le fonctionnement de l’association.

En effet, les Chantiers du cardinal utilisent les dons et legs pour répondre aux besoins des huit diocèses d’Île-de-France, en charge des églises construites après la loi de 1905. Au départ, lors de la création de l’association, en 1931, il s’agissait surtout de financer les constructions. Alors que la crise économique sévissait dans l’Hexagone, le cardinal et archevêque de Paris Jean Verdier, a en effet souhaité christianiser les villes de banlieue et donner du travail aux populations immigrées…

La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: Valentin Baudin