« Une fenêtre s’est ouverte, traçant la voie d’une nouvelle ère de stabilité institutionnelle, à un Etat pleinement capable de protéger ses citoyens, et à un système qui permettrait au formidable potentiel du peuple libanais de s’épanouir », a déclaré M. Guterres lors d’une conférence de presse.
Lors de sa visite de deux jours, le chef de l’ONU a rencontré le Président nouvellement élu Joseph Aoun et le Premier ministre désigné Nawaf Salam, notant une atmosphère d’espoir malgré les défis importants à venir.
De grands défis à relever
Le Secrétaire général a rappelé sa visite de vendredi au Sud-Liban, où un cessez-le-feu fragile semble largement tenir entre les militants du Hezbollah et les forces israéliennes, de part et d’autre de la Ligne bleue de séparation.
M. Guterres a été le témoin direct de l’impact humain dramatique et des destructions causées par le récent conflit. A l’instar des résidents déplacés qui retournent au Sud-Liban, à Beyrouth et dans la vallée de la Bekaa, ont retrouvé leurs maisons en ruines.
« Les besoins en matière de reconstruction sont considérables. Mais ils ne sont pas insurmontables », a-t-il déclaré, ajoutant que les Nations Unies intensifieront leur soutien au redressement et à la reconstruction aux côtés des autorités et des partenaires libanais.
Il a également exprimé l’espoir que les Israéliens touchés par le conflit reprennent rapidement leur vie quotidienne.
Le cessez-le-feu fragile tient bon
António Guterres a appelé les deux parties et les personnes influentes à veiller à ce que les engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu soient respectés et à profiter de l’accord pour régler les questions en suspens.
Il a pris note du retrait progressif des forces de défense israéliennes et du déploiement accru des forces armées libanaises au sud du fleuve Litani, exprimant toutefois son inquiétude quant à la poursuite des démolitions et des frappes aériennes…
Auteur: Nations Unies FR

