Le Louvre présente des « mesures d’urgence » sur la sécurité, les syndicats restent sur leur faim

La direction du Louvre a présenté vendredi des « mesures d’urgence » sur la sécurité lors d’un conseil d’administration extraordinaire convoqué après le vol de joyaux de la Couronne, mais sans annoncer de nouveaux moyens humains au grand dam des syndicats.

La ministre de la culture Rachida Dati avait ordonné cette réunion d’urgence le 31 octobre après avoir fait état d’une « sous-estimation chronique » des risques d’intrusion et de vols au Louvre, sur la foi de l’enquête administrative lancée après le spectaculaire casse du 19 octobre.

Coordonateur sûreté

Détaillant les orientations fixées par la ministre, la direction du Louvre a annoncé vendredi la création « immédiate » d’un poste de « coordonateur sûreté », rattaché directement à la présidence et chargé de faire le lien entre toutes les directions concernées par les questions de sécurité, selon un communiqué du musée.

Lors de ce conseil d’administration, la direction a également annoncé le déploiement « dans les prochaines semaines » d’équipements de mise à distance aux abords immédiats du Louvre et l’installation « au cours des prochains mois » de caméras de surveillance supplémentaires.

Le manque de caméras périmétriques aux abords du musée a été pointé du doigt après le casse du 19 octobre, au cours duquel des malfaiteurs ont pu s’introduire en plein jour dans le Louvre et dérober huit joyaux de la Couronne.

Pression

La réunion de vendredi, auquel ont notamment participé des représentants de l’État et du personnel, s’est tenue dans un contexte de fortes turbulences pour le musée le plus visité au monde et au lendemain de la publication d’un rapport très critique de la Cour des comptes.

Jeudi, la juridiction financière a étrillé la gestion du musée entre 2018 et 2024 en estimant notamment que la sécurité avait été négligée au profit d’opérations…

La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: La Croix (avec AFP)