Carole* avait enfin l’impression que son travail allait être valorisé. Quand cette professeure a appris que la secrétaire d’État chargée de la jeunesse et du service national universel se rendait dans son lycée, à Vanves, le 28 septembre, c’était comme une petite victoire après tant d’heures supplémentaires si peu récompensées. Un sentiment qui fut de bien courte durée.
Les prénoms suivis d’un astérisque ont été changés.
Car au terme d’une visite éclair d’une heure, Prisca Thévenot en avait fini de s’enthousiasmer des projets artistiques que l’enseignante mène avec Laure*, sa collègue. L’enjeu véritable de cette visite : accorder le label « classe et lycée engagé » à cette cité scolaire des Hauts-de-Seine. Et annoncer, non sans fierté, que plusieurs classes de seconde allaient ainsi réaliser, dès cette année, leurs douze jours de séjour de cohésion du service national universel (SNU).
Expérimenté depuis 2019, le service national universel (SNU) se compose de trois phases. Un séjour de cohésion de 12 jours dans un centre où se retrouvent une centaine de jeunes volontaires âgés de 15 à 17 ans. Une mission d’intérêt général, d’au moins 84 heures dans une structure liée à la défense, la solidarité, la santé, etc. Et un engagement volontaire, en service civique ou en bénévolat, d’au moins trois mois.
La première phase, le séjour de cohésion, est cogérée par des réservistes de l’armée, des enseignants et des professionnels de l’éducation populaire. Elle a attiré 40 000 jeunes…
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Auteur: Hugo Boursier

