Cette semaine le patronat français, réuni au sein de son lobby, le Medef, organisait son université d’été intitulée «la Rencontre des entrepreneurs de France». Les patrons ont convoqué différentes personnalités politiques, ce qui a donné l’occasion de constater à quel point les idées et les mots de l’extrême droite et des macronistes sont identiques, et à quel point le macro-lepénisme est un seul et même camp au service des ultra-riches.
Commençons par le ministre de l’Économie Éric Lombard. Il a promis au Medef que le retour de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) était «complètement écarté» dans le budget 2026. C’est curieux, c’est le même ministre qui parle en permanence de l’urgence à réduire la dette et d’équilibrer le budget.
L’ISF représente autour de 4,5 milliards d’euros par an de manque à gagner pour l’État, et sa suppression ne bénéficie par définition qu’à une petite minorité de privilégiés. Par exemple, si deux jours fériés étaient supprimés comme le veut Bayrou, cela représenterait un gain évalué à près de 4 milliards d’euros. Donc Eric Lombard et ses copains veulent littéralement imposer deux jours de boulot en plus à toute la population pour compenser un cadeau à quelques riches, et ils en sont fiers.
Lombard a d’ailleurs déclaré : «Il n’y a pas de surtaxe pour les entreprises, qui était prévue sur un an et le crédit impôt recherche est sanctuarisé». Vous avez bien lu : le plan d’austérité programmé à la rentrée a prévu d’attaquer tout le monde, sauf ceux qui ont déjà de l’argent et bénéficient d’aides massives, et c’est dit en toute transparence.
Devant le Medef, Jordan Bardella est lui aussi venu servir de paillasson en public. Il a par exemple martelé «qu’il faut pousser les jeunes plus tôt sur le marché du travail». Ça tombe bien, c’est exactement le programme de Macron, qui a fait passer…
Auteur: B

