Le macronisme, sombre histoire

Pour Emmanuel Macron, les programmes du Nouveau Front populaire et du Rassemblement national associé à son nouvel allié Éric Ciotti mèneraient tout simplement à « la guerre civile ». On peut se demander si ce n’est pas son souhait. S’il croit vraiment à ce qu’il dit, pourquoi aurait-il pris le risque de dissoudre l’Assemblée nationale dès lors qu’il savait sa défaite probable ? Le président joue avec le feu. Et il aime ça. Le propre du pompier pyromane n’est-il pas d’aimer voir le feu brûler et la terre se consumer ?

Nous y sommes. Il n’est jamais avare de rhétorique belliqueuse, notre hôte de l’Élysée. Déjà, pendant la crise sanitaire, Emmanuel Macron l’avait assumé : « Nous sommes en guerre », avait-il martelé lors d’une allocution aux allures martiales. Et, plus récemment, de répéter qu’il ne fallait pas s’interdire d’envoyer des troupes au sol en Ukraine, prenant le risque d’une escalade mondiale.


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Le quinquennat de Macron s’achève sous nos yeux, tragiquement. Le macronisme est mort. Et personne ne lui survivra. Ses héritiers ne lui disputent même plus son héritage, tant ils cherchent à se distinguer. Ils prétendent déjà incarner une autre voie. Mais, pour l’heure, seuls le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national disputent réellement la bataille de l’alternance. Or, en mettant un signe égal entre les deux blocs, Emmanuel Macron sombre plus encore. Et les conséquences sont terribles. Selon le baromètre Odoxa pour Public Sénat, c’est désormais contre le Rassemblement national qu’un barrage serait le moins susceptible de se former.

À l’inverse, le Nouveau Front populaire apparaît comme le bloc le plus exposé…

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Auteur: Pierre Jacquemain

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