Le chef des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et la Sous-Secrétaire générale pour l’Afrique, Martha Pobee, ont informé le Conseil des priorités pour adapter les opérations de paix de l’ONU afin de favoriser des solutions politiques.
Ils ont souligné l’urgence pour le Conseil et l’ensemble des États membres de l’ONU de surmonter les divisions et de renforcer le soutien aux opérations de paix, plateformes uniques pour faire progresser la diplomatie dans les zones de conflit.
« Les missions de maintien de la paix opèrent souvent dans des environnements très instables, où les processus politiques sont au point mort, la confiance entre les parties au conflit est faible et la situation humanitaire désastreuse », a déclaré M. Lacroix.
« Les avancées sont progressives, fragiles et inégales ; une avancée décisive peut être suivie de revers le lendemain. Pourtant, même des avancées modestes peuvent s’avérer cruciales pour prévenir une reprise de la violence généralisée et sauver des vies », a-t-il ajouté
Il a cité des missions qui ont apporté des contributions significatives aux processus de paix, comme la MINUSCA en République centrafricaine (RCA), qui a contribué à la négociation de l’Accord politique de 2019 et au lancement des efforts de désarmement, ou la MONUSCO en République démocratique du Congo (RDC), qui a contribué à réduire la violence lors des élections de 2023.
Une patrouille de la MONUSCO, à Goma.
L’unité du Conseil de sécurité est cruciale
M. Lacroix a souligné que la cohérence politique et l’unité des membres du Conseil de sécurité sont essentielles pour que les missions réalisent leur potentiel.
Sans un « soutien politique fort et uni », a-t-il averti, les opérations de paix se limitent à la gestion des conflits et à la protection des civils, au lieu de soutenir des accords de paix durables.
Le rôle du Conseil, a-t-il ajouté,…
Auteur: Nations Unies FR

