Les macronistes ont un tiroir caisse à la place du cerveau. La preuve avec le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, qui vient d’arriver à la tête de la ville. Confronté à la plus grave crise qu’ait connu Bordeaux depuis des décennies, alors que des centaines de milliers de personnes ont été déplacées dans le département, et que sa métropole a été menacée pendant plusieurs jours par des incendies sans précédent, il a d’abord pensé au pognon.
Sa première annonce en tant que maire ? La création d’«une cellule de crise économique» pour assurer «une forme de continuité économique dans une crise qui dure», avec les patrons locaux. En gros, continuer à faire tourner la machine à cash et envoyer les gens au boulot, même dans une ville asphyxiée par les fumées et cernée de flammes.
Cette philosophie, Thomas Cazenave l’a appliquée toute sa vie. Cet homme a exactement le même âge que Macron, et les mêmes idées. Il a rencontré l’actuel président dès 2007, à l’Inspection générale des finances puis au sein de la commission Attali. C’était en 2007, il y a quasiment 20 ans, et Cazenave était macroniste avant même la naissance du macronisme.
En 2011, il est directeur délégué des ressources humaines de la firme Orange. Au même moment, le management inhumain pratiqué dans cette entreprise, qui était jadis le service public France Télécom, pousse des dizaines de salariés au suicide. Puis Thomas Cazenave est envoyé appliquer la restructuration néolibérale au sein de Pôle emploi.
Sous Hollande, il entre dans le cabinet du ministre de l’Économie … qui n’est autre qu’Emmanuel Macron. Thomas Cazenave rédige un livre programme baptisé : «L’État en mode start-up». L’ouvrage est préfacé par Macron, c’est un plan de bataille pour les années à venir. Ce livre, il l’écrit avec le directeur du cabinet de Conseil privé Mc Kinsey, Karim Tadjeddine.
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Auteur: C

