Le maire de Bordeaux renonce à un data center… pour le construire ailleurs

Le 10 septembre, le maire de Bordeaux Thomas Cazenave (Renaissance) a annoncé que la ville abandonnait le projet de data center dédié à l’intelligence artificielle prévu sur les parkings du Parc des expositions, sur 19 hectares.

Porté par les entreprises NFU Prod et Osea Partners, le projet BXIA avait été annoncé en pleine campagne électorale par la présidente de Bordeaux Métropole Christine Bost (Parti socialiste) et le maire sortant Pierre Hurmic (Les Écologistes). Il prévoyait la construction d’un gigantesque centre de données couplé à un supercalculateur pour l’intelligence artificielle, pour un investissement annoncé à 3 milliards d’euros. Le consortium ambitionnait d’y créer un « pôle numérique souverain ». L’implantation d’un data center dans ce secteur était également justifiée par la proximité du point d’arrivée français du câble transatlantique Amitié, principalement financé par Meta.

Pour expliquer sa décision, Thomas Cazenave indique que le projet est incompatible avec les ambitions d’aménagement de Bordeaux Nord. Le maire refuse de « condamner » 19 hectares de terrains publics très stratégiques et connectés pour y installer des infrastructures très automatisées et peu créatrices d’emplois.

Il ne ferme toutefois pas la porte aux centres de données : il défend ainsi la nécessité d’implanter des data centers en France au nom de la « souveraineté numérique ». Y compris dans sa métropole : il affirme que la collectivité a identifié « un certain nombre de terrains artificialisés » susceptibles d’accueillir des infrastructures et que des discussions sont en cours avec les porteurs du projet.

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