Le marché des chevaux de course : entre passion, économie et patrimoine vivant

Avec 12 097 ventes, les yearlings sont majoritaires, suivis des juments avec 4 951 ventes et des chevaux d’entraînement avec 3 417 ventes. LukasGojda/Shutterstock

Derrière le glamour des courses hippiques se joue un marché mondial des chevaux de course évalué à 300 milliards de dollars (ou 259,2 milliards d’euros). Véritables actifs vivants, les pur-sang attirent investisseurs et passionnés dans un univers où performances sportives, pedigree et spéculation s’entremêlent. Mais entre prestige et rentabilité, le rapport rendement/risque reste souvent défavorable.

Le monde des courses de chevaux n’est pas seulement un sport, c’est un écosystème économique et culturel, où un actif unique, le cheval de course, concentre enjeux financiers, prestige et tradition. Comprendre ce marché, c’est plonger dans un univers où la performance sportive rencontre l’investissement et la passion. Notre contribution questionne ainsi le risque et le rendement de cet investissement.

Définition et catégories d’un cheval de course

C’est un équidé élevé, dressé et entraîné spécifiquement pour participer à des compétitions officielles de vitesse ou d’endurance. Il ne faut pas le confondre avec un cheval de sport qui est utilisé dans d’autres disciplines équestres, comme le saut d’obstacles, le dressage ou le concours complet. Sa valeur dépend à la fois de sa performance sportive, de sa lignée génétique et de son potentiel de reproduction. Les chevaux de course sont classifiés en fonction de leur âge.


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Marché des chevaux de course et ventes aux enchères

Contrairement à un actif financier, un cheval est un actif vivant qui peut courir, gagner des compétitions, générer des revenus, participer à la reproduction et être vendu. C’est un marché où la performance sportive et la valeur économique sont…

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Auteur: Éric Le Fur, Professeur, INSEEC Grande École