Le massacre de Sabra et Chatila est bien un génocide israélien (suite).

« L’étude des massacres de Sabra et Chatila met en exergue un continuum de génocides depuis la Nakba. L’objectif commun de 1948 à 2023 est l’extermination des Palestiniens, une extermination systématique qui ne concernent pas les seuls combattants mais comprend la totalité des civils. Si l’agencement tactique d’Israël a pris des formes différentes selon les contextes, c’est la bien destruction du tissu social palestinien qui est à chaque fois visée.
La mise en regard du présent avec le contexte de Sabra et Chatila permet de remettre au cœur du processus génocidaire le laisser faire international. Il n’est en effet pas possible de penser le génocide sans se référer au contexte international qui l’accompagne. « We are destroying everything that remains in Gaza, the world isn’t stopping us », annonce très justement Smotrich (ministre des Finances d’Israël).
En 1982, les responsables Américains, ne prenant aucune sanction contre Israël, ont non seulement cautionné les massacres mais ont permis au génocide de se faire. Un laisser-faire qui va progressivement augmenter pour arriver à la forme entièrement internationalisée du génocide actuel. »
Voilà. Les mots sont lourds comme ces tas de cadavres Palestiniens qui s’entassent dans des fosses et les tombes depuis 1948. Ces phrases ont été écrites par Leila Seurat, chercheuse au Centre arabe de recherches et d’etudes politiques de Paris (CAREP), associée au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP) et à l’Observatoire des mondes arabes et musulmans (OMAM). Si l’on ajoute que sont père est mort au Liban à l’état d’otage, prisonnier d’une faction islamiste, on peut lui faire confiance. Depuis les origines l’objectif réel du sionisme, finalement avoué aujourd’hui par Netanyahou et ses séides, est de donner le choix aux Palestiniens entre l’épuration ethnique et le génocide. L’analyse de ce…

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