Le Chef du Mécanisme international, impartial et indépendant (MIII) indique avoir écrit aux autorités de facto pour leur faire part de sa volonté de collaborer avec Damas et de se rendre en Syrie afin de recueillir « des preuves susceptibles d’impliquer de hauts responsables de l’ancien gouvernement ».
« Notre première priorité serait d’essayer d’évaluer l’étendue du problème, de voir exactement ce qui est disponible en termes d’accès et de preuves potentielles, et ensuite de voir comment nous pourrions aider au mieux à les préserver », a déclaré lors d’une conférence de presse à Genève, Robert Petit, Chef du MIII.
Après la chute de Bachar Al-Assad, les enquêteurs de l’ONU, qui rassemblent depuis des années des éléments de preuves sur les atrocités commises en Syrie, espèrent que la nouvelle donne leur permettra enfin d’accéder à cette vaste « scène de crime ». « Il y a maintenant la possibilité d’accéder à des preuves du plus haut niveau du régime », a ajouté M. Petit.
L’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen (au centre), rencontre les familles des personnes disparues à la prison de Sednaya.
L’espoir de justice semble plus proche que jamais
Basé à Genève, le Mécanisme international, impartial et indépendant (MIII), créé en décembre 2016 par l’Assemblée générale des Nations Unies, est chargé d’aider à l’enquête et à la poursuite des personnes responsables des crimes les plus graves de droit international commis en Syrie depuis mars 2011.
Pour le MIII, cet espoir semble aujourd’hui plus proche que jamais de se concrétiser. Les enquêteurs de l’ONU espèrent désormais que l’organe pourra remplir son mandat, qui est de jouer un rôle dans ce processus de reddition des comptes.
« Une chose m’a frappé et a toujours été claire, c’est que malgré…
Auteur: Nations Unies FR

