Ouf, revoilà le bon père de famille. Ce mardi 7 octobre, au matin, sur les ondes de France Info, Patrick Martin a remisé son costume de grognard pour ressortir celui de chef d’entreprise « responsable » qui pense, avant tout, à l’intérêt suprême de la Nation. En moins de 10 minutes, le président du Medef s’indigne ainsi de la difficulté des ménages précaires à trouver un logement social, ou encore des jeunes à trouver un emploi en apprentissage. Un revirement orthogonal, après deux semaines de radicalisation virulente contre toute forme de justice fiscale et sociale.
Comment expliquer ce changement de braquet ? La veille, Sébastien Lecornu a remis sa démission, suite à un caprice de Bruno Retailleau, plongeant toujours plus le pays dans le chaos politique. Pour le Medef, cette actualité est une aubaine. Il ne faut d’ailleurs que de quelques heures à l’organisation patronale pour annoncer le report, a minima, son « énorme meeting ».
« Personne ne le suivait »
Ce raout devait se tenir le 13 octobre, à l’Accor Arena. Une « grande mobilisation patronale » pour « remettre de la rationalité dans le débat public ». Enfin, surtout, pour s’indigner de toute mesure qui viendrait remettre un peu de justice fiscale. Notamment la taxe Zucman, visant à imposer les ultra-riches, qui donne de l’urticaire à Patrick Martin, directement concerné par cette mesure plébiscitée par l’opinion publique.
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C’est d’ailleurs depuis que l’idée d’une meilleure imposition des personnes détenant plus de 100 millions d’euros de patrimoine a fait son chemin que le Medef, par la voix de son président, est passé à l’offensive. Premier étape : mettre la pression sur le…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

