Selon les nouvelles lignes directrices, les membres des médias qui refusent de coopérer avec les procureurs peuvent être arrêtés pour outrage. S’ils sont accusés d’outrage, ils peuvent être condamnés à une amende ou à une peine de prison.
Cette décision de Mme Bondi intervient alors que la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, a « renvoyé » trois auteurs présumés de « fuites de renseignements » devant le ministère de la justice pour qu’ils fassent l’objet de poursuites pénales.
Selon Mme Gabbard, l’une de ces personnes aurait divulgué des informations au Washington Post. Ce changement de politique donne effectivement le feu vert aux procureurs pour citer à comparaître les journalistes du Post et d’autres membres du personnel.
En octobre 2022, le procureur général Merrick Garland a adopté des modifications aux « directives relatives aux médias d’information » qui ont été saluées par les associations de journalistes et les groupes de défense de la liberté de la presse. Comme le décrit le Comité des reporters pour la liberté de la presse (RCFP), pour la première fois, les directives interdisaient aux procureurs « d’utiliser des citations à comparaître ou d’autres outils d’investigation contre les journalistes qui possèdent et publient des informations classifiées obtenues dans le cadre de la collecte d’informations, à quelques exceptions près ».
Le 25 avril 2025, Mme Bondi a publié un mémo [PDF] qui annule ces changements. Cette note informe tous les employés du ministère de la justice que les membres des médias « doivent répondre aux citations à comparaître » et qu’elle s’applique également aux ordonnances judiciaires et aux mandats de perquisition destinés à « contraindre à la production d’informations et de témoignages ». Mme Bondi approuvera tous les « efforts visant à interroger ou à arrêter les membres des médias ».
Le mémo…
Auteur: Kevin GOSZTOLA

