L’ingérence du gouvernement a été révélée le 30 octobre par Le Monde. Mercredi 29 octobre, le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (HCSP) a remis à l’Assemblée nationale le rapport qu’elle lui avait demandé sur les politiques publiques de santé environnementale.
Ce pavé de 500 pages analyse la faiblesse globale des politiques publiques et formule une série de recommandations pour réduire le fardeau des maladies attribuables aux pollutions de l’environnement. Il est divisé en quatre parties : le bruit, les polluants éternels (ou PFAS), la pollution atmosphérique aux particules fines et les pesticides.
Parmi les préconisations scientifiques : plus de stabilité et de cohérence dans les politiques publiques, instituer des objectifs de réduction du bruit, durcir les procédures d’autorisation de mise sur le marché des pesticides, soutenir massivement l’agroécologie ou encore interdire les pesticides sur les aires des captages d’eau potable, en rémunérant les agriculteurs pour services environnementaux. Concernant les PFAS, les rapporteurs insistent sur la nécessité d’étendre la surveillance, mais aussi d’accélérer les mesures d’interdiction.
Dans la foulée de la polémique autour de la loi Duplomb, ces préconisations scientifiques ont rencontré la résistante du monde politique. Quatre des huit membres du conseil scientifique chargé de superviser le document ont dénoncé les modifications impulsées par le ministère de l’agriculture.
Parmi les modifications les plus graves, le cabinet du ministère de l’agriculture a minimisé le lien entre la présence de vignes autour d’un habitat et le risque de leucémie de l’enfant, le qualifiant de « peu robuste au niveau régional » et « posant question ».
Déjà, en juin 2025, les associations Générations futures, France Nature Environnement (FNE) et Alerte des médecins sur les pesticides accusaient le gouvernement de…
Auteur: La Relève et La Peste

