Le décor est posé au Sénat à deux jours de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi de finances pour 2025, l’un des plus difficiles de la Ve République au vu de l’effort annoncé par le gouvernement. Sur demande de la majorité sénatoriale de droite et du centre, un débat sur la croissance de la dette s’est tenu dans l’hémicycle ce 8 octobre. L’Assemblée nationale fera de même la semaine prochaine.
Un effort « exigeant » pour simplement limiter le déficit à 5 % du PIB
« Cruciale », la dette publique est aussi une question de « soutenabilité, mais aussi et surtout de souveraineté », a insisté dès les premières minutes Laurent Saint-Martin, le nouveau ministre chargé du budget et des comptes publics, qui a défendu un « effort exigeant » en 2025, « dont l’ampleur est à la mesure de la situation ». « Si nous n’agissons pas, la dynamique spontanée de la dépense publique pourrait porter le déficit en 2025 au-delà de 7 % du PIB. Nous devons donc tout mettre en œuvre pour l’éviter », a insisté celui qui fut le rapporteur général du budget à l’Assemblée, de 2020 à 2022.
La dette publique a atteint 3 228 milliards d’euros au deuxième trimestre, soit 112 % du PIB, un autre chiffre est souvent revenu dans les débats cet après-midi : celui de l’envolée des intérêts que l’État doit honorer chaque année à ses créanciers. Cette charge de la dette dépasse désormais les…
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Auteur: Guillaume Jacquot

