En Thuringe, dans l’ancienne Allemagne de l’Est, l’AfD, parti d’extrême droite, a remporté pour la première fois les élections régionales. Son succès est le fruit d’un modèle économique à bas salaires, particulièrement inégalitaire et socialement violent, qui a lui-même alimenté la réaction anti-migrants.
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Le 1er septembre 2024, des élections ont eu lieu dans les États de Thuringe et de Saxe, dans l’est de l’Allemagne, et l’extrême droite a obtenu les résultats escomptés. L’Alternative für Deutschland (AfD) a obtenu 32,8 % et 30,6 % dans chacun de ces États, devenant ainsi le parti le plus populaire en Thuringe et arrivant juste en deuxième position en Saxe. On s’attend à ce que le résultat soit similaire lors du vote du 22 septembre prochain dans un autre État de l’Est, le Brandebourg.
Les médias attribuent en grande partie cette situation aux conditions « exceptionnelles » qui règnent à l’Est : la plupart des gens ont été socialisés par la vie dans la République Démocratique Allemande (RDA) qui s’est effondrée en 1989-1990 et, en tant que tels, ne soutiennent pas pleinement la démocratie. Les partis autoritaires comme l’AfD sont censés faire appel à cette socialisation. Le fait que l’AfD soit en tête parmi les jeunes électeurs et les jeunes électrices dément totalement cette idée. Le succès de l’AfD est plutôt le résultat d’un modèle économique défaillant qui a simplement affecté l’Allemagne de l’Est de manière plus significative jusqu’à présent.
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Allemagne, années 2000 : un pays en crise, internationalement connu comme « l’homme malade de l’Europe ». L’économie stagne et le taux de chômage dépasse les 10 %. Dans ce contexte, le gouvernement dirigé par une coalition de sociaux-démocrates (SPD) et de Verts a formulé une série de politiques connues sous le nom d’ « Agenda 2010 » afin de restaurer la «…
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