Le « moment eurocommuniste » ou la déstalinisation ratée du PCF

Laurent Lévy, membre de notre rédaction, revient dans son livre Histoire d’un échec sur la « stratégie “eurocommuniste” du PCF ». S’appuyant sur les archives internes de ce parti, il nous livre une étude solide sur un pan d’histoire de la gauche hexagonale. En 1967, le PCF compte 250 000 adhérent·es. Il en a 560 000 en 1978. Quant à la CGT, elle lance alors sa « bataille pour les trois millions de syndiqués ». L’Union de la gauche semble aux portes du pouvoir. C’est tout un monde qui vit pleinement ce moment politique.

Replonger dans ces débats stratégiques aujourd’hui, c’est stimuler utilement notre réflexion. Aperçu avec cet entretien, très largement repris, développé et augmenté (suite à une première publication dans L’Anticapitaliste, hebdomadaire du NPA). On pourra lire également l’extrait du livre que nous avons publié il y a quelques semaines.

Laurent Lévy, Histoire d’un échec. La stratégie « eurocommuniste » du PCF (1968-1978), Paris, Arcane17, 2025, 280 p.

T.R. : Avec la sortie du film Berlinguer, la grande ambition, on entend reparler d’eurocommunisme. Peux-tu déjà nous rappeler ce que fut le « moment eurocommuniste » ?

L. L. : J’avais abordé cette question dans un article paru sur Contretemps en novembre 2017, lorsque je commençais à travailler sur mon Histoire d’un échec qui vient de paraître[1]. On peut résumer brièvement les choses ainsi.

Dans les années 1970, un certain nombre de partis communistes du monde capitaliste se sont mis à évoluer de façon convergente vers l’idée d’une « voie démocratique » vers un socialisme lui-même démocratique. Il ne s’agissait pas d’un projet concerté mais de réponses voisines à la crise du mouvement communiste international – contribuant à son aggravation. Les plus importants de ces partis étaient ceux d’Italie, de France, d’Espagne et du Japon ainsi que le parti communiste grec « de…

La suite est à lire sur: www.contretemps.eu
Auteur: redaction

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com