Les dernières données de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) montrent une réduction totale de plus de 20 millions d’enfants depuis 2020, inversant un pic alarmant observé entre 2016 et 2020.
Malgré une baisse de près de 50 % depuis le début du siècle, le monde n’a pas encore atteint son objectif d’éliminer le travail des enfants d’ici à 2025.
« Les conclusions de notre rapport sont porteuses d’espoir et montrent que des progrès sont possibles (…). Mais nous ne devons pas nous laisser aveugler par le fait que nous avons encore un long chemin à parcourir avant d’atteindre notre objectif d’éliminer le travail des enfants », a déclaré dans un communiqué, le Directeur général de l’OIT, Gilbert F. Houngbo.
L’agriculture, toujours le secteur le plus important
Selon les données, l’agriculture reste le secteur le plus important pour le travail des enfants, représentant plus de 60 % de tous les cas. Suivent les services (27 %), comme le travail domestique et la vente de marchandises sur les marchés, et l’industrie (13 %), notamment l’exploitation minière et l’industrie manufacturière.
L’Afrique subsaharienne continue de porter le fardeau le plus lourd, puisqu’elle compte près des deux tiers de tous les enfants qui travaillent, soit environ 87 millions. Si la prévalence a baissé de 24 à 22 %, le nombre total est resté stagnant dans un contexte de croissance démographique, de conflits en cours ou émergents, d’extrême pauvreté et de systèmes de protection sociale insuffisants.
Mais c’est en Asie et dans le Pacifique que la réduction de la prévalence a été la plus importante depuis 2020. Dans cette région, le taux de travail des enfants est passé de 6 à 3 % (de 49 à 28 millions d’enfants).
Bien que la prévalence du travail des enfants en Amérique latine et dans les Caraïbes soit restée la même au cours des quatre dernières…
Auteur: Nations Unies FR

