La Déclaration décrit un paysage criminel de plus en plus complexe, dans lequel des services, des infrastructures et des technologies peuvent être détournés à des fins criminelles. Elle relève notamment l’émergence du « crime en tant que service » et de la « violence en tant que service ».
Les pays se sont aussi engagés à mieux utiliser la technologie eux-mêmes. Ils veulent notamment numériser les systèmes judiciaires et recourir à l’intelligence artificielle dans la justice pénale.
La Déclaration insiste toutefois sur les garanties qui doivent accompagner ces évolutions : contrôle humain, transparence, respect des procédures et protection des données.
« La justice ne peut pas être un privilège »
Dans un message vidéo adressé au Congrès, la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, a souligné que ces travaux se déroulent dans une période de profonds bouleversements.
« La justice ne peut pas être un privilège. Elle doit protéger chaque personne, défendre les droits de chacun et ne laisser personne de côté », a-t-elle déclaré. « Ce Congrès est l’occasion de renouveler notre engagement commun en faveur de la justice et de l’état de droit, et de le traduire en actes. »
Les pays sont déjà encouragés à mettre la Déclaration en pratique grâce à l’initiative volontaire Pledge4Justice. Dans ce cadre, les gouvernements participants annoncent des actions concrètes, assorties d’échéances, en matière de prévention du crime et de justice pénale d’ici 2031.
Le Centre national des expositions d’Abu Dhabi, où se tient le 15e Congrès des ONU sur la criminalité.
De Kyoto à Abou Dhabi
À l’ouverture du Congrès, la Directrice exécutive de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Monica Juma, a lancé un double appel : adapter la réponse à une criminalité qui…
Auteur: Nations Unies FR
