Dans son éditorial, Benoît Bréville que le monde de la “ technologie ” s’est promptement rallié à Donald Trump : « Avec leur capitalisation boursière à faire pâlir un produit intérieur brut, leur mainmise sur la diffusion de l’information et leur omniprésence dans les interactions sociales, les géants américains du numérique avaient fini par paraître plus puissants que les États. Battre monnaie (virtuelle) ou conquérir l’espace, leur appétit régalien semblait sans limites.
La soumission spectaculaire des dirigeants de la tech à M. Donald Trump révèle cependant des rois nus, dépendants du pouvoir politique. M. Jeff Bezos, le patron d’Amazon, reçoit des dizaines de milliards de dollars grâce à ses multiples contrats avec l’État fédéral. M. Mark Zuckerberg, le fondateur de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp), compte sur la Maison Blanche pour échapper aux amendes colossales que pourraient lui valoir, en Europe et aux États-Unis, ses violations des règles antitrust. Tous deux redoutent la colère de M. Trump. En juin 2018, lors de son premier mandat, un simple tweet du milliardaire ciblant Harley-Davidson avait fait dévisser de 10 % l’action du fabricant de motos. MM. Zuckerberg, Bezos ou encore Sam Altman, fondateur d’Open AI, qui commercialise ChatGPT, multiplient donc les marques d’allégeance. Naguère apôtre de la diversité et de l’inclusion, le premier célèbre désormais l’“ énergie masculine ” et s’insurge contre la « censure des propos conservateurs » sur les réseaux sociaux. Au XIème siècle, les princes s’agenouillaient devant le pape pour qu’il lève leur excommunication. Mille an plus tard, les barons du numérique baisent l’anneau du président. »
Raúl Guillén et Vincent Peyret se demandent si nos batteries ne vont pas exploser : « La faillite du suédois Northvolt douche les espoirs d’une filière européenne des batteries. Elle interroge aussi…
Auteur: Bernard GENSANE

