Le Monde Diplomatique, septembre 2026

Dans son éditorial, Grégory Rzepski rappelle que, dans huit mois, M. Emmanuel Macron quittera l’Élysée. Et, suivant la tradition du journalisme politique, comme si une heure de dissidence rachetait une décennie de révérences, les critiques fusent. L’hebdomadaire The Economist moque un « canard boiteux » après avoir cru au « sauveur de l’Europe ». Deux courtisans parisiens racontent dans un livre « l’histoire d’un homme exceptionnel… qui s’est exceptionnellement planté ». Porte-voix des élites libérales, M. Alain Minc voit en lui le « pire président de la Ve République ».
M. Macron a aussi achevé de transformer l’État en Comité de salut privé, assurant des dividendes record aux actionnaires. La France est devenue un paradis pour les fonds spéculatifs, qui ont désormais la main sur des milliers d’entreprises, dont plusieurs fleurons. La Sécurité sociale, elle, n’a plus vocation à allouer à chacun selon ses besoins, tandis que le service public, asphyxié, vire au cauchemar pour les agents et les usagers.

Mohamed Larbi Bouguerra observe un péril à venir : la faim qui vient. Après la canicule et les mégafeux de cet été, une question devrait obséder les candidats à la présidentielle française : comment sortir d’un système qui engendre la dévastation ? La plupart préfèrent continuer à agiter leurs hochets favoris : austérité, immigration, fiscalité… Un nouveau fléau est pourtant en gestation, qui, partout sur la planète, pourrait alimenter un autre brasier. Celui de la colère.

Serge Halimi dénonce les menées de Donald Trump contre le péril rouge : La percée de candidats de gauche aux États-Unis a conduit M. Donald Trump à faire de la lutte contre le communisme un de ses thèmes de mobilisation. Le ton est fascisant, et les anciens attentats d’extrême droite passés sous silence. Ignorant ce contexte, tous les États de l’Union européenne ont participé à…

La suite est à lire sur: www.legrandsoir.info
Auteur: Bernard Gensane