Le mouvement ne faiblit pas, la répression est totalement inédite


Malgré les discours anxiogènes, les mensonges, la barbarie de la police… c’est une lame de fond inarrêtable qui déferle dans les rues. La jeunesse relève la tête et vient réveiller un pays zombifié. Vendredi 2 octobre, le mouvement lycéen et étudiant est encore monté en puissance par rapport à la veille. Quelques chiffres sur ce moment historique :


735

Selon l’Éducation nationale, 735 établissements étaient concernés par le mouvement ce vendredi. Les communicants disent que c’est «30% de moins que la veille», puisqu’il y avait 900 lycées bloqués le 1er octobre. Sauf qu’ils oublient que le Ministère a fermé administrativement 400 établissements de force, et a empêché tout rassemblement de lycéens à proximité. En d’autres termes, le gouvernement qui avait envoyé ses miliciens armés pour débloquer les lycées en lutte a décidé de les bloquer lui-même. Au total, il y avait donc ce vendredi encore plus de lycées arrêtés que la veille. Des dizaines de nouveaux bahuts ont rejoint la révolte.

30

Une trentaine d’universités sont bloquées : un tel mouvement étudiant, si rapide, massif, et ce dès la rentrée, est rarissime. À Nantes, même l’université de science, qui n’avait pas été mobilisée depuis la lutte du CPE en 2006, était bloquée hier. Les Assemblées Générales sont à nouveaux pleines. Ce sont donc des centaines de milliers, voire des millions de jeunes, concernés de près ou de loin par ce mouvement de révolte.

1747

La répression a atteint un niveau tout simplement sans précédent dans l’histoire française. Vendredi 2 octobre, 1.747 jeunes ont été arrêtés. Il y en avait 1.949 la veille. Ce sont des rafles quotidiennes et gigantesques de mineurs. Des milliers d’adolescent·es qui subissent des plaquages, des menottages, des passages en cellule, des coups, des humiliations… En une seule semaine, le total des arrestations frôle les 5.000 : à…

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Auteur: B