Souvenez-vous en 2017, quand l’intégralité des médias de masse faisait la campagne de Macron : il était présenté comme un «Mozart de la finance», un jeune et talentueux économiste. Après une décennie au pouvoir, non seulement les finances du pays sont au rouge comme elles ne l’ont jamais été mais, surtout, la pauvreté atteint des niveaux alarmants. Le «Mozart» était en fait le pire des musiciens, et il a absolument tout raté dans le domaine économique comme dans les autres, en jouant avec nos vies.
C’est l’une des nouvelles alarmantes de cette fin d’été : l’économie française est entrée en récession. Le journal libéral Les Échos ne tourne pas autour du pot : l’évolution du PIB au deuxième trimestre est de 0% et le PIB s’est réduit de 0,2% au cours des trois premiers mois de l’année. «Pour les économistes, deux trimestre successifs de croissance nulle ou négative correspondent à une récession technique», et nous y sommes. Macron va donc quitter le pouvoir avec un pays en crise économique : les dernières récessions en France correspondent au Covid et aux crises financières. Ce président et ses politiques désastreuses constituent une crise en tant que telle.
Au niveau international, la dette dont parlent tant les néolibéraux est devenue insurmontable. La France emprunte sur les marchés financiers à plus de 4%, ce qui représente des dizaines de milliards gaspillés dans le vide chaque année, pour enrichir les banquiers et les spéculateurs. Les écoles et les hôpitaux qui ferment, les aides sociales qui sont coupées, c’est pour «payer les intérêts de la dette». Ce taux d’emprunt, inédit depuis la crise financière mondiale de 2008, est désormais supérieur à celui de l’Italie, pays longtemps présenté comme le moins sérieux d’Europe dans le domaine financier.
Il faut dire que depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, la dette publique française est passée…
Auteur: B
