Dans ce texte, Sandra Lucbert réagit à l’intervention de Houria Bouteldja lors de l’université d’été décoloniale qui s’est tenue en juillet dernier à Pantin, à l’initiative du QG décolonial et du média Paroles d’honneur. La vidéo de cette intervention, intitulée « Bye-bye Jane Fonda », est disponible ici.
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1/ C’est une table ronde « Combattre le progressisme libéral » à l’université d’été de Paroles d’Honneur ; Houria, la dernière, tu interviens.
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2/ Avant toute chose, te dire ceci : en une quinzaine d’années de textes et d’interventions, tu nous as déplacé·es. Tu as mis dans nos esprits des problèmes et des catégories qui en étaient tragiquement absentes. Nous pensons désormais des situations que nous ne savions pas penser – que nous ne pensions pas du tout. Je t’écris depuis ce plan de gratitude.
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3/ Forcément, l’exigence fait venir l’exigence.
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4/ Tu le rappelles : ta disposition est révolutionnaire. « Révolutionnaire », qu’est-ce que ça signifie ? À tout le moins : chercher un renversement radical de l’état des choses politiques visant à réduire les oppressions ou inégalités sur tous les fronts où elles se manifestent. Déplacement pour déplacement, ayant déplacé les autres, toi aussi tu t’es déplacée. Depuis quelque temps, tu te dis « communiste décoloniale». Soit : chercher les moyens d’instaurer un ordre collectif qui ait en tout l’égalité pour principe régulateur. Précisant « communisme », tu as ajouté les rapports de classe aux rapports de race. Qu’est-ce qui manque ?
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5/ Genre et sexualité : en attente de traitement.
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6/ Au cœur de ta démonstration, il y a la fameuse lettre de Jean-Luc Godard à Jane Fonda, sa dialectique du net et du flou. Où, nette sur l’image, Jane n’est pas au clair sur le capitalisme dans lequel elle vit, qui sape ses bonnes intentions au Vietnam. A contrario…
Auteur: redaction

