“Les Nations unies considèrent l’accès à des informations précises et fiables sur le changement climatique comme un droit humain fondamental. Les États ont la responsabilité de collecter et de diffuser de manière proactive des informations sur le changement climatique et son impact sur les êtres humains“.
À la lecture de cette phrase, on réalise à quel point le niveau d’information sur le changement climatique en France (et ailleurs) n’est pas à la hauteur, et qu’il n’a probablement jamais été aussi mauvais.
Cet échec ne date pas d’hier. Déjà en 2002, alors que 3 rapports du GIEC étaient déjà publiés et que les chefs d’États savaient que le réchauffement climatique était d’origine humaine, personne n’avait alors demandé de comptes à Jacques Chirac lors de son 2e mandat. Y compris après sa célèbre sortie “notre maison brûle et nous regardons ailleurs”.
Mais si Jacques Chirac n’a pas fait grand-chose, 2002 ne ressemble en rien à la situation dans laquelle nous sommes en 2025. 6 rapports du GIEC et des milliers d’autres rapports scientifiques ont été publiés. Cela fait presque 20 ans qu’aucun corps scientifique national ou international n’a nié le réchauffement climatique d’origine anthropique. Même les pétroliers et gaziers ont arrêté de nier cette origine anthropique. Surtout, il ne se passe pas une semaine sans qu’une canicule, une sécheresse, une inondation ou un ouragan ne soit boosté par le changement climatique et ait des conséquences mortelles.
Avec tant d’informations disponibles, des consensus scientifiques établis depuis des décennies, il est aujourd’hui inadmissible de ne pas avoir une information sur le changement climatique ou la biodiversité à la hauteur des enjeux. Inadmissible n’est d’ailleurs pas le meilleur mot pour illustrer la situation. C’est criminel.
Le changement climatique tue. La désinformation climatique et/ou le manque d’information…
Auteur: Thomas Wagner

