La nuit tombe et avec elle le verdict, alors qu’on ne l’attendait plus. À 20 heures, ce lundi 26 août, l’Élysée publie un communiqué de 28 lignes censées compiler les nombreux enseignements qu’Emmanuel Macron aurait retenus des consultations lancées le 23 août avec toutes les forces politiques du pays.
« Au terme des consultations, le président de la République a constaté qu’un gouvernement sur la base du seul programme et des seuls partis proposés par l’alliance regroupant le plus de députés, le Nouveau Front populaire, serait immédiatement censuré par l’ensemble des autres groupes représentés à l’Assemblée nationale. Un tel gouvernement disposerait donc immédiatement d’une majorité de plus de 350 députés contre lui, l’empêchant de fait d’agir. » Cinq paragraphes qui mettent fin à tous les espoirs de la gauche.
Avec ce petit texte, le locataire de l’Élysée parachève son hold-up démocratique. Le camp présidentiel termine en troisième position aux européennes et perd les législatives. Le chef de l’État s’entête, ignorant le front républicain, le rejet de sa politique exprimé dans les urnes, l’espoir suscité par le Nouveau Front populaire (NFP).
Sur le même sujet : Macron fait front antirépublicain
En deux mois et avec un gouvernement démissionnaire, l’exécutif publie plusieurs centaines de décrets et travaille, en catimini, à l’élaboration d’un budget qui pourrait être présenté le 1er octobre à l’Assemblée nationale. Les visages de la politique française n’ont pas changé : Yaël Braun-Pivet est toujours présidente du Palais-Bourbon et Gabriel Attal cumule le poste de Premier ministre et celui de chef du groupe Ensemble pour la République (EPR, ex-Renaissance). Le monde…
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Lucas Sarafian

