Apposé sur de plus en plus d’aliments du commerce, le Nutri-score est censé permettre aux citoyens de repérer les marchandises les plus saines. Mais est-il réellement efficace pour mieux manger et pour produire de façon plus éthique ? S’il paraît solutionner certains problèmes, d’autres restent toutefois laissés de côté. À ce titre, d’autres dispositifs pourraient s’avérer complémentaires, tant l’inaction des pouvoirs publics se fait sentir.
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S’il semble rencontrer un certain succès, le Nutri-score suscite cependant quelques critiques légitimes. Celui-ci a en effet été accusé de procéder à des simplifications excessives parfois inopérantes et de ne pas répondre à autant d’enjeux qu’il ne le pourrait. Zoom sur un outil utile, mais encore insuffisant.
À quoi sert vraiment le Nutri-score ?
Proposé dans un rapport dès 2014, et mis en place début 2017, le Nutri-score était à l’origine une initiative scientifique soutenue par de nombreuses associations de consommateurs.
Dès le début, même si combattu par les lobbies et les industries agro-alimentaires, il a remporté un succès certain auprès de la population et a même été exporté dans plusieurs autres pays européens. Fin 2025, il avait d’ailleurs failli devenir obligatoire, avant que la droite de l’hémicycle ne réussisse à l’empêcher.
Avant tout, il avait été pensé dans un objectif de santé publique et dans une logique nutritionnelle. Il se penche ainsi particulièrement sur le sel, le sucre, la graisse, les fibres, les protéines, etc.
Certains se sont souvent étonnés de voir des produits comme des sodas mieux notés que des articles jugés plus intéressants pour le bon fonctionnement du corps. Pour autant, le Nutri-score sert surtout à comparer des denrées du même type.…
Auteur: Mr Mondialisation

