La question m’a été posée sur les réseaux sociaux par un enseignant belge et ancien élève de l’Université catholique de Louvain, Florian Ueihtam (1), alors que le pape a atterri jeudi 26 septembre à Bruxelles et se rend ce samedi à Louvain-La-Neuve (16 h 30) pour une rencontre avec les étudiants.
Ces derniers l’interpelleront-ils sur le bilan carbone de ses voyages ? C’est possible. Et c’est quoi qu’il en soit une interrogation qui revient régulièrement dans la classe de Florian Ueihtam, lorsque ce dernier aborde les enjeux liés au réchauffement climatique avec ses élèves de cinquième secondaire (équivalent de la classe de première en France), en évoquant notamment son encyclique Laudato si’.
Comment le pape concilie-t-il son engagement pour la Création et ses 46 voyages hors d’Italie effectués depuis le début de son pontificat en 2013 ?
Cette semaine, c’est en particulier son vol Luxembourg-Bruxelles jeudi 26 dans la soirée qui a étonné. François ne pouvait-il pas prendre le train pour effectuer les 300 kilomètres qui séparent les deux capitales ?
En l’occurrence, difficilement. Contrairement aux évidences, les deux villes européennes ne sont pas reliées par un train à grande vitesse. Le trajet aurait pris entre trois et quatre heures en TER (il nécessite parfois des changements…) Mais c’est plus certainement pour des raisons de sécurité que les équipes de François ont plutôt opté pour un vol de 55 minutes opéré par Luxair.
Selon nos informations, l’option ferroviaire a en effet été proposée par les autorités belges lors de l’organisation du voyage. « Quand le train a été évoqué, les responsables de la sécurité du Vatican sont devenus blêmes, raconte une source diplomatique. Ils ont dit : “Sur le trajet Luxembourg-Bruxelles, il y a des centaines d’intersections, de ponts, à sécuriser, c’est impossible.” » Cela aurait demandé de déployer une petite…
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Auteur: Mikael Corre, envoyé spécial permanent à Rome

