Le président argentin Javier Milei avait promis de changements radicaux avant son arrivée au pouvoir. Après un peu plus d’un an de mandat, plusieurs signes indiquent une amélioration relative de l’économie argentine. Les salaires commencent à rattraper l’inflation. Celle-ci est passée d’un pic de 25,5 % en décembre 2023 à 2,7 % en décembre 2024. Le déficit budgétaire a été réduit et l’activité économique a rebondi.
Le taux de pauvreté, après avoir augmenté, serait désormais inférieur à ce qu’il était lorsque l’administration Milei a pris le pouvoir, fin 2023.
Grâce à ses succès, l’image publique de Javier Milei reste très positive. En effet, selon les derniers sondages, il conserve l’appui d’une partie considérable de la population, même en tenant compte de scandales comme la récente promotion de la memecoin $LIBRA.
(AP Photo/Rodrigo Abd)
Ce succès économique a été accompagné d’une relation étroite avec des éléments et personnages de l’extrême droite, notamment des leaders comme l’Américain Donald Trump et le Salvadorien Nayib Bukele, controversés en raison de leurs tendances autoritaires. Ces relations, soulignent plusieurs observateurs, ne sont pas sans risque pour la démocratie.
Candidat au Doctorat en science politique à l’Université Laval, mes recherches portent sur les autoritarismes, notamment en Argentine, et particulièrement avec le nouveau gouvernement de Javier Milei.
Une façon de faire propre aux démocraties modernes
Cela peut paraître surprenant, mais il n’y a pas de consensus entre les chercheurs sur la manière de définir et de mesurer l’autoritarisme.
Une grande partie des indicateurs les plus utilisés, dont…
Auteur: Federico Chaves Correa, Doctorant en science politique, Université Laval

