Une nouvelle génération d’organismes génétiquement modifiés vient d’être autorisée par le Parlement européen. Ces nouvelles techniques génomiques (NGT) modifient le génome des plantes sans introduire un transgène, c’est à dire un ADN étranger, comme nous l’expliquons dans ce grand format. Ce mercredi 17 juin, une majorité d’eurodéputés du centre, de la droite et de l’extrême-droite ont donné leur aval, en rejetant les amendements qui auraient relancé les négociations sur le texte. « Les agriculteurs vont disposer de nouveaux outils face au changement climatique et pour réduire l’utilisation des pesticides chimiques », a défendu l’eurodéputé Pascal Canfin, du groupe centriste Renew. Pour lui, les NGT permettent « d’aller plus vite pour développer des semences résistantes à la sécheresse, adaptées aux fortes chaleurs et nécessitant moins d’engrais ».
Le centre, la droite et l’extrême droite ont rejeté les amendements qui permettaient d’apporter des garanties contre la brevetabilité du vivant.
Capture d’écran du compte X (ex twitter) de l’eurodéputé socialiste Christophe Clergeau
Opposés à ce règlement concernant les végétaux génétiquement modifiés issus des nouvelles techniques génomiques, les groupes d’eurodéputés écologistes et de la gauche sont en revanche vent debout. « Le Parlement européen vient d’approuver la déréglementation des nouveaux OGM (NGT), au mépris du principe de précaution, du droit des consommateurs à savoir ce qu’ils mangent et de l’autonomie des agriculteurs », déplore l’eurodéputée écologiste française Marie Toussaint. « Une fois de plus, la droite et l’extrême droite ont uni leurs voix au service des intérêts de l’agro-industrie », réagit de son côté la France insoumise. On comptabilise 431 votes en faveur de ce règlement, 201 contre, et 29 abstentions.
Pas d’étiquetage ni de traçabilité
Les…
Auteur: Sophie Chapelle

