Encore une déclaration stupéfiante dans les médias ce lundi 23 février, sur fond de fascisation accélérée.
François Hollande, ancien président socialiste, est invité sur la chaîne RTL. Voici ce qu’il déclare à propos de la manifestation néo-nazie organisée à Lyon il y a deux jours : «En démocratie, il est normal qu’il y ait la liberté de manifester».
Ah bon, vraiment ? Pourtant, entre 2012 et 2017, lorsqu’il était président socialiste, François Hollande a imposé un programme néolibéral mais aussi une fuite en avant autoritaire à tous les niveaux. Il avait été largement élu pour tourner la page du quinquennat de Nicolas Sarkozy, il a fait pire sur tous les plans. Voici un aperçu de la «liberté de manifester» sous François Hollande :
- En 2012, à peine élu, il lance une opération militarisée sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, qui fait des centaines de blessé·es graves parmi les écologistes.
- En 2014, il interdit des manifestations pour la Palestine à Paris, qui sont durement réprimées.
- La même année, en octobre, il envoie des gendarmes surarmés écraser une lutte écologiste à Sivens. Rémi Fraisse, jeune botaniste de 21 ans, reçoit une grenade explosive dans le dos, en pleine nuit. Il est tué sur le coup. Les gendarmes récupèrent sa dépouille le temps de construire un récit mensonger. Pour la première fois depuis 1986, les forces de l’ordre tuent un manifestant en France. Cette date est une bascule irréversible dans la violence contre les mouvements sociaux. Les gendarmes qui ont assassiné Rémi n’ont jamais été condamnés.
- Après ce drame, Hollande fait interdire et réprimer très durement les manifestations réclamant justice pour Rémi, notamment à Nantes, Paris et Toulouse.
- En novembre 2015, il décrète l’état d’urgence et utilise immédiatement les moyens antiterroristes pour assigner à résidence des militant·es écologistes et…
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Auteur: B
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