Marine Le Pen a été reconnue coupable en appel, mardi, dans le procès des assistants parlementaires européens du Front national. Elle a annoncé, dans la foulée, son pourvoi en cassation et sa candidature à l’élection présidentielle en 2027 le soir même au « 20 heures » de TF1.
La cheffe du RN a donc été condamnée deux fois en un an pour détournement de fonds publics : ce sont pas moins 2,8 millions d’euros tirés des fonds du Parlement européen qui ont servi à financer des personnalités du RN via des emplois fictifs d’assistantes parlementaires.
Alors même que Marine Le Pen fustigeait la corruption des partis de gouvernement, du PS à LR, présentant le RN comme un exemple de probité, la justice confirme une nouvelle fois que le parti d’extrême droite a détourné massivement des fonds publics.
Alors même que Marine Le Pen a dénoncé, à longueur de discours, le laxisme du système judiciaire français à l’égard des délinquantes, voici que, reconnue délinquante, elle met en œuvre toutes les stratégies à sa disposition pour échapper à sa condamnation et se présenter à l’élection présidentielle.
Cette candidature montre combien, non seulement le RN est un parti de délinquantes et de racistes, mais aussi à quel point il foule au pied les principes élémentaires d’intégrité et de respect des institutions. Cela témoigne également de l’ampleur de la corruption au sein du RN, et d’une ambiance générale d’impunité entretenue par les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron.
En effet, depuis dix ans, le pouvoir en place a fermé les yeux, voire fait preuve de complaisance, à l’égard des membres de la majorité mis en cause dans le cadre d’affaires judiciaires. La liste donne le tournis.
Affaires Darmanin, Schiappa, Dussopt, Delevoye, Benalla, Kohler, Bayrou, Buzyn, De Rugy, Lecornu, Pénicaud, Belloubet, Blanquer, Djebbari, Pannier-Runacher, Nyssen, Flessel, Solère, Ferrand, Laabib,…
Auteur: Attac France

