Au lendemain de son débat médiatique avec Jordan Bardella, Gabriel Attal dévoilait quelques mesures destinées à encadrer la jeunesse. Depuis le début de l’année, Emmanuel Macron veut la « réarmer civiquement » et promet de « rétablir l’autorité partout où elle manque face aux incivilités et à la délinquance ». À l’AFP, ce matin-là, le Premier ministre souhaite donc qu’un projet de loi soit voté « avant la fin de l’année » permettant, entre autres mesures, la mise en place d’une forme de comparution immédiate des mineurs dès 16 ans, et un placement en foyer des jeunes délinquants « dès les premiers faits pour des courts séjours ».
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Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, invité à réagir sur BFMTV, fait aussitôt savoir que son groupe votera ce projet de loi, même s’il ne s’agit, à ses yeux, que d’une « petite réponse ». Car c’est bel et bien un pas vers ce que réclame Marine Le Pen – revoir les modalités de l’excuse de minorité et abaisser la majorité pénale à 16 ans – puisque la comparution immédiate est actuellement interdite pour les mineurs délinquants. Le 6 mai sur BFMTV, elle proposait aussi, en cas de récidive, de « condamner un jeune à une semaine dans un centre éducatif fermé plutôt que d’attendre qu’il ait 18 ans et commis un meurtre ». Pour les jeunes délinquants qu’il envisage de placer en foyer, entre 7 et 14 jours, le Premier ministre préconise la visite d’une « figure d’autorité » (policier, gendarme, militaire) afin de leur inculquer des valeurs civiques.
Emmanuel Macron s’est engagé dès son arrivée au pouvoir dans un cercle vicieux et…
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Auteur: Michel Soudais

