Jésus raconte une parabole à deux publics bien différents : d’un côté les publicains et les pécheurs et de l’autre les pharisiens et les scribes. Deux publics qui ne se côtoient pas et n’entretiennent pas de bonnes relations, les uns se savent pécheurs, les autres se croient justes. Les uns écoutent et les autres récriminent. Deux attitudes radicalement différentes. Jésus, lui, s’adresse aux deux sans discrimination car il est venu pour les bons et les méchants. Il espère la conversion des uns et des autres, à la manière du Père qui dispense sa miséricorde à tous sans exception.
C’est pourquoi il raconte la parabole du père qui avait deux fils afin que les uns et les autres en tirent profit, et nous aussi par la même occasion. Le plus jeune fils dilapide son bien et mène une vie de misère qui lui fait regretter de s’être éloigné de son père. Alors il se lève et revient vers son père qui l’accueille les bras ouverts tant il est heureux que son fils soit revenu vers lui. Il organise une fête qui rend le fils aîné jaloux. Celui-ci refuse de se réjouir de la joie de son père et de son jeune frère. Il se ferme et n’entre pas dans la fête, comme les pharisiens et les scribes qui s’offusquent de voir Jésus manger avec les publicains et les pécheurs.
Chaque dimanche, Jésus nous rassemble tous autour d’une même table pour nous communiquer sa vie et nous unir les uns aux autres. Entendrons-nous son invitation ?
Autres lectures : Mi 7, 14-15.18-20 ; Ps 102 (103)
Auteur: Anne-Marie Aitken, xavière, Paris (75)

