Marquito, « Petit Marco », est l’un des termes utilisés par Donald Trump pour se moquer de Marco Rubio lors des primaires républicaines de 2016. Il l’a également qualifié de « risible ».1
Dénigrant les capacités de Rubio comme sénateur, il avait déclaré : « c’est un poids plume que je n’embaucherais même pas pour diriger l’une de mes plus petites entreprises ».2 Rubio avait répondu par d’autres insultes.
Dès les premiers instants de cette première présidence, Trump avait commencé à se comporter comme un propriétaire terrien, avec les Etats-Unis pour ranch. Le monde lui devait obéissance ou alors il le menaçait de toutes sortes de chantages, y compris de l’option de la puissance militaire, qu’il présentait comme s’il s’agissait de son fusil de « cow-boy ». Se rendant compte que Trump pouvait déraciner quiconque se mettait en travers de son chemin, Rubio entreprit donc de lui montrer qu’il voulait être son allié et que les offenses de la campagne appartenaient au passé, en mettant à son service les possibilités internationales qu’il avait en tant que président de la Commission du renseignement et membre de la Commission des relations étrangères, toutes deux au Sénat.
En 2024, lors de la campagne présidentielle, il n’en fallait plus beaucoup pour que Rubio se jette aux pieds du patron et lui prête allégeance. C’est cela, et la possibilité de le manipuler à sa guise, qui a conduit Trump à le nommer à la tête du Département d’État. D’autres étaient bien plus qualifiés et compétents pour le poste, mais ils n’étaient pas malléables.
Pour s’occuper de dossiers de politique étrangère très sensibles, Trump a nommé plusieurs « envoyés spéciaux », qui n’ont pas de comptes à rendre à Rubio, mais uniquement à lui. Parmi eux, Keith Kellogg, un général à la retraite, a été nommé envoyé spécial pour mettre fin à la guerre entre l’Ukraine et l’OTAN d’une…
Auteur: Hernando Calvo Ospina

