Même les personnes n’ayant aucune notion ni aucun intérêt pour l’actualité économique ont probablement déjà entendu parler du PIB, fréquemment cité dans les grands médias comme l’indicateur du progrès.
En termes simples, le PIB représente la somme de tout ce qu’un pays produit et vend ; toutefois, les économistes savent depuis des années qu’il ne permet pas de brosser un tableau complet de la réalité.
Par exemple, le travail non rémunéré — tel que la prise en charge d’enfants ou de membres de la famille en situation de handicap — n’est pas comptabilisé comme un facteur positif. Les indicateurs d’inégalité ne sont pas pris en compte, pas plus que le coût de la pollution ou de l’exploitation des ressources.
Cette situation est problématique, car elle génère des incitations et des objectifs inadaptés pour l’élaboration des politiques publiques. En ne visant que la seule croissance du PIB, les décideurs risquent de passer à côté de ce qui compte le plus pour les êtres humains et pour la planète.
En ne cherchant que la croissance du PIB, les décideurs politiques risquent de ne pas viser ce qui compte le plus pour les êtres humains et la planète.
Comptabiliser ce qui compte vraiment
L’absence d’indicateurs plus nuancés pour mesurer le progrès figure depuis longtemps parmi les préoccupations de la communauté internationale ; cette question a été relancée il y a un an, lorsque le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lancé son Groupe d’experts de haut niveau sur l’initiative « Au-delà du PIB ».
Au terme d’une année de consultations, le groupe a rendu publiques ses conclusions dans un rapport intitulé Comptabiliser ce qui compte vraiment (Counting what Counts), décrit comme « une boussole pour les êtres humains et pour la planète ».
Ce document propose la première…
Auteur: Nations Unies FR

