Pour effacer les Gazaouis de Gaza, Trump et Netanyahou avaient trois solutions. Les exterminer, c’est ce que le gouvernement israélien d’extrême droite a entrepris après le 7-Octobre. Les pousser hors de leur territoire, mais pour les conduire où ? Ou leur rendre la vie impossible. Et c’est le plan Trump. Ajoutons que ces trois stratégies peuvent se conjuguer. Pour éliminer tout de suite les fausses pistes, il faut se reporter au point 19 du document mis en œuvre avec le cessez-le-feu du 10 octobre. Il y est question d’une voie « crédible vers l’autodétermination palestinienne et la création d’un État, que nous reconnaissons comme l’aspiration du peuple palestinien ».
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Toute l’hypocrisie du projet tient ici en quelques mots. Le plan Trump « reconnaît » que la création d’un État « est l’aspiration du peuple palestinien ». Oui, mais d’État palestinien Israël ne veut pas, et le plan va tout mettre en œuvre pour le rendre impossible. Plus sérieusement, il est donc question de « reconstruire et dynamiser Gaza », ce dont aura la charge « un groupe d’experts qui ont aidé à donner naissance à certaines des villes miracles modernes florissantes du Moyen-Orient ». Voilà le plan ! Un nouveau Dubaï avec une forêt de tours futuristes tutoyant le ciel. C’est ce que les plumitifs de Donald Trump appellent (point 2) « réaménager » Gaza « dans l’intérêt » de sa population.
Toutes ces imprécisions sont autant de failles dans lesquelles Israël pourra se précipiter pour relancer sa guerre à ce jour inachevée.
Toute honte bue, on peut dire après ça que « personne ne sera contraint de quitter Gaza ». Mais que vont bien pouvoir faire les…
Auteur: Denis Sieffert

