Le Planning familial de Gironde annonce un rassemblement devant l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine ce vendredi. Et pour cause : l’ARS vient de leur supprimer près de la moitié de leurs subventions. Une coupe sévère, synonyme d’une diminution de leur équipe salariée, de leurs interventions en milieu scolaire et de leur présence zone rurale, à l’heure où la montée des idées réactionnaires et l’ampleur des violences sexuelles exigerait, à l’inverse, un déploiement plus fort des associations féministes.
La nouvelle est tombée en fin de semaine dernière, à quelques jours des résultats des législatives. L’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, principale source de financement du Planning familial de Gironde, vient de lui annoncer des coupes sévères de subventions. L’association féministe intervenait jusqu’ici partout dans le plus grand département de France, à partir de deux antennes d’accueil : l’une à Bordeaux et l’autre dans le sud rural de la Gironde.
Habituellement, l’équipe de salariées (7,5 équivalents temps pleins) peut compter sur une subvention annuelle de l’ARS s’élevant de 150 000 à 160 000 euros. « Pour cette année nous avions fait une demande de 176 000 euros, au vu de nos projets prévus dans les mois à venir, et des salaires à payer », retrace la co-présidente de l’association, Annie Carraretto.
Or, l’ARS a tranché la semaine dernière : ce sera 81 303 euros pour cette année. Soit une baisse de 40 % par rapport aux années précédentes. L’équipe tombe des nues. « C’est totalement incompréhensible. Et en rupture totale avec ce qu’il se passait les autres années : ça fait très longtemps que l’on travaille avec l’ARS, que l’on construit nos projets avec eux… » se désole Annie Carraretto.
Licenciements économiques
« Sans décision immédiate de notre part, l’association se trouvera en cessation de paiement dès le…
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Auteur: Maïa Courtois

