De la sidération à l’action
Lorsque la nouvelle de la suppression initiale des 160 000 euros est tombée, l’onde de choc fut immédiate. Amandine Steiner-Leclerc, porte-parole et membre du conseil d’administration, raconte pour La Relève et La Peste :
« Je l’ai appris le jour même, tout le monde était effondré et avait pleuré. J’étais sidérée, parce que c’est énorme, surtout qu’on avait eu des assurances de la part de l’ARS dans les mois qui précédaient. Il a fallu 24h pour digérer la nouvelle. »
Mais pour cette militante engagée depuis 13 ans, le découragement n’est pas une option. « Des crises, on en a traversé. Notre équipe est capable de soulever des montagnes, quel que soit le pouvoir ou l’importance des institutions auxquelles il faut s’opposer. On s’est mis en ordre de bataille très vite, parce qu’on a confiance dans notre capacité à nous défendre et à gagner. »

Le planning en sursis
Le retournement de situation, bien que bienvenu, laisse un goût amer. Pour Amandine, « c’est une sacrée victoire d’avoir obtenu, en quelques jours, une réponse de la ministre à l’Assemblée nationale. On sait ce qu’on doit à la députée Mathilde Feld et aux autres élus qui ont sollicité la ministre. »
Cependant, elle reste lucide : « Un mot de la ministre engage l’État a minima et ne règle pas tout. On ne sait pas quelles conditions nous seront imposées, ni ce qu’il adviendra en 2027. »
Le rendez-vous du 10 juillet avec la préfète et l’ARS sera donc crucial. « L’objectif, c’est d’obtenir des financements pérennes et pluriannuels à la hauteur des besoins. La mobilisation ne faiblit pas, elle continue. »
Ce combat, elle le mène aussi pour les salariées : « En tant qu’employeur féministe et militant, c’est très dur de savoir que quatre femmes risquent de perdre leur emploi. Ça rajoute à l’ampleur de l’enjeu. »


La prévention « sacrifiée sur l’autel…
Auteur: Léonore Suied

