La Conférence académique 2025 sur l’Afrique, qui s’est tenue au siège des Nations Unies au début du mois, a réuni des universitaires, ministres et militants africains afin d’examiner les raisons pour lesquelles beaucoup d’habitants du continent estiment que leurs pays s’engagent sur la mauvaise voie, et les changements nécessaires pour que l’Afrique puisse occuper la place qui lui revient dans un ordre mondial en pleine mutation.
Dans un entretien accordé à Ben Dotsei Malor d’ONU Info, Mme Duarte a partagé les principaux enseignements qu’elle a tirés de cette rencontre stimulante.
Selon elle, la transformation des mentalités, la reconquête du riche patrimoine culturel du continent et le renforcement des institutions sont des étapes essentielles vers une véritable transformation.
Cet entretien a été légèrement modifié pour plus de clarté et de concision.
La Conseillère spéciale pour l’Afrique accorde un entretien à ONU Info.
ONU Info : Quels sont les trois principaux enseignements que vous retenez de la Conférence académique sur l’Afrique de 2025 ?
Cristina Duarte : Premier enseignement : il faut reconnaître que l’Afrique n’a pas « un million de problèmes ». Selon moi, l’Afrique n’a qu’un seul problème : un problème de mentalité. Une fois que nous aurons changé cette mentalité et valorisé le savoir africain comme fondement du développement, tout le reste suivra une nouvelle direction.
Deuxième enseignement : il faut reconnaître que l’Afrique, malgré près de 60 ans d’indépendance, est malheureusement confrontée à un défi de construction nationale, un défi de construction étatique.
Troisième enseignement : l’Afrique doit maîtriser ses propres ressources. Bien que l’Afrique soit confrontée à un endettement important, elle n’est pas pour autant un pays surendetté. La raison…
Auteur: Nations Unies FR

