Nous aimerions faire semblant d’être étonné·es, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Une fois encore, un policier d’extrême droite – pléonasme – a commis des violences. La Nouvelle République, le quotidien local du centre-ouest de la France, vient de révéler que le policier qui conduisait la voiture ayant percuté volontairement un jeune homme à moto en banlieue de Tours est membre du Rassemblement National. Il est même élu du parti dans la Vienne, département voisin de l’Indre-et-Loire, là où il exerce ses fonctions.
On vous racontait cette affaire révoltante il y a quelques jours : le 19 septembre, une voiture de police fonçait sur un conducteur de deux-roues à Saint-Pierre-Des-Corps, commune populaire, limitrophe de Tours. Une méthode appelée «parechocage», qui consiste à percuter une personne pour l’interpeller. La victime était gravement blessée à la suite de l’impact, des témoins parlent d’une jambe «réduite en bouillie». Les images prises sur place montrent le véhicule sérigraphié encastré dans la moto contre un plot en béton, signe d’une terrible collision qui aurait pu tuer. Les faits avaient déclenché une nuit de révolte dans le quartier.
On apprend donc que le policier chauffard est âgé de 36 ans, qu’il s’est présenté aux élections municipales de mars dernier à Coussay-les-Bois, village de 900 habitants, sous les couleurs du RN. Hager Jacquemin, déléguée départementale du parti dans la Vienne, confirme qu’il est toujours élu et que sa candidature avait été soutenue par le RN. Il présente le fou du volant comme «un bon père de famille»… Un homme suspecté d’avoir foncé délibérément sur un homme pour le tuer ne semble pas choquer Jacquemin. Le policier a été placé en garde à vue, puis sous le statut de témoin assisté.
Il y a quelques jours, c’est le journal La Dépêche qui révélait la litanie raciste et insoutenable du chef de la…
Auteur: B
