Depuis une semaine, le régime tente d’imposer son récit : le mouvement qui a tout renversé le 17 octobre serait le fait d’une «minorité d’ultra-gauche radicale», et la majorité silencieuse soutiendrait le gouvernement.
C’est la dernière tentative d’inversion du réel d’un pouvoir qui s’effondre. 1 million de manifestant·es, des milliers d’actions, de cortèges, de blocages, bravant la plus terrible répression de ces 60 dernières années. Un mouvement contre la vie chère soutenu par 70% de la population alors que la popularité de Macron est tombée en dessous de 15%.
Nous sommes le peuple. Ils sont un clan isolé et illégitime.
Nous somme l’avenir et la vie. Ils sont le passé et la mort.
Nous sommes la joie. Ils sont la tristesse et la passivité.
Nous sommes la beauté dans la rue. Ils sont la laideur dans les palais.
Nous écrivons l’histoire. Ils dictent des éléments de langage formatés.
Nous sommes la jeunesse qui brûle dans les rues et qui s’organise sur les réseaux sociaux. Ils sont le camp des vieillards lobotomisés par la télévision.
Tout nous oppose dans cette guerre de classe.
Macron a perdu trois élections et a ignoré les résultats. Il a préféré s’allier avec le RN pour conserver le pouvoir. Il ne gouverne plus que par le 49.3 et la grenade explosive. Il est la président le plus détesté de la 5ème République. Il tire sur nos enfants, nos petits frères, nos petites sœurs, nos amis. Il arrache des mains, des yeux, il enferme en masse, il tue. Macron manipule ses services de renseignement pour faire interdire le plus grand parti de gauche.
Nous sommes infiniment plus légitimes qu’il ne l’a jamais été. N’ayons pas honte, n’ayons pas peur. La vérité est de notre côté, l’avenir est à nous. Nous allons tenir bon, face à leurs couvre-feux, leurs grenades, leur terreur. C’est la victoire ou la mort. La révolution ou la barbarie.
Nous ne…
Auteur: B
